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« L’appréciation des lieux culturels et festifs change, évolue »

Dernière mise à jour : il y a 3 jours

Interview de M. Félicien Mazzola, porte-parole du Département de la culture et de la transition numérique.


L’offre culturelle du canton est riche, plurale, maniant avec dextérité aussi bien les codes du classicisme que ceux de l’avant-gardisme. Au milieu de cette symphonie de festivals, de lieux, d’expositions, de représentations, un acteur joue un rôle clé: le Département de la culture, dirigé par Sami Kanaan. Un de ses objectifs affichés: créer des liens entre les publics et les institutions culturelles. En somme, ouvrir la culture au plus grand nombre, tout en rendant les Genevois-es acteur.rices de cette dernière. Un chantier sur le long cours

qui intègre aussi l’économie nocturne dont fait partie le Village du Soir, comme nous l’explique Félicien Mazzola, porte-parole du Département de la culture et de la transition

numérique.


"Lorsque l’on pense aux relations entre la Ville et les acteurs culturels, le lien avec des lieux festifs comme le Village du Soir n’est pas évident. Et pourtant, il existe."


Tout à fait. En 2011 déjà, suite aux « États Généraux de la Nuit », Sami Kanaan lançait un gros travail sur l’économie nocturne, à une époque où l’Usine était fortement menacée de fermeture et d’autres lieux contraints de stopper leurs activités à minuit en raison de nuisances pour le voisinage. De là est né un projet multidisciplinaire participatif de « cartographie» de la vie nocturne genevoise, appelé « Genève explore sa nuit » (2013), mené par un géographe de l’Université de Lyon et intégrant aussi bien les instances policières, les lieux festifs que les habitants. Ce fut un jalon important « d’un retour de la "nuit" dans l’agenda politique » comme l’a expliqué M. Kanaan, et un moyen très efficace de se faire se rencontrer et se faire se parler tous les partis impliquées de près ou de loin à cet univers nocturne. Il s’agissait de concilier les besoins de l’économie nocturne à ceux des habitant.e.s de celui de la tranquillité à celui de continuer à avoir une offre plurale de lieux où sortir (tard) le soir, tout en prenant en compte l’aspect sécuritaire de la population.


Qu’a changé cette initiative ?


Je pense que le changement le plus important fut une appréciation différente de la Ville sur ces lieux. Il ne s’agissait plus de voir le monde de la nuit comme une offre seulement festive, mais de l’envisager aussi comme faisant partie de l’offre culturelle. Cela a permis aussi de comprendre l’importance du maintien de ces lieux sur le territoire de la Ville, à l’image de La Gravière, et a permis plus récemment l’ouverture des Terreaux du Temple et du Groove dans des bâtiments municipaux.


Comment faire pour que ces lieux hybrides, festifs et culturels comme le Village du Soir soient considérés comme des acteurs importants du dynamisme culturel du canton ?


Je crois beaucoup aux liens entre les acteurs culturels « privés », comme le Village, et les acteurs publics. C’est en faisant converger les deux que l’offre culturelle et aussi festive du

canton rayonnera encore plus. Il faut créer des ponts, faire naitre de nouvelles synergies entre les différents lieux, pour eux et pour les publics ! L’exemple d’ « Electrofaune », featuring entre l’Orchestre de Chambre de Genève, le Ballet du Grand Théâtre et l’Usine pour une soirée night club est un exemple parmi d’autres! Il faut rapprocher les fronts pour

que les lignes bougent encore plus.

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